ARTISTE PEINTRE

Mikita entame en 2008 un cursus en Architecture à l’ENSAPL (Ecole Nationale Supérieur d’Architecture et de Paysage de Lille). Cela lui permet d’affiner sa sensibilité et son sens critique. Elle y pratique notamment le dessin, la photographie, la vidéo et la peinture. Son engouement pour les notions d’espace, de perspective, de cadrage, de lumière, de volume et d’équilibre des formes la plonge vers des questionnements artistiques plus profonds, dépassant la question du bâti et la rationalité du contexte architectural. Elle ressent alors une nécessité viscérale de liberté d’expression.

En 2011 elle devient la disciple du peintre surréaliste Lillois Eric Crémer avec lequel elle fondera le collectif ∇EGΔ PRΘJΣCT. En 2016 elle obtient son diplôme des Beaux-Arts avec les félicitations du jury. Aujourd’hui elle vie et travail à Paris.

 

MIKITA : J’ai choisi, à l’instar des artistes que j’admire tels que Lucian Freud, Basquiat, Vincent Corpet, Egon Schiele, la figuration et la fougue expressionniste. 

Mes peintures se développent dans des thématiques telles que le corps féminin, la sexualité, la violence, l’évocation de la mort par la sensation de danger imminent, d’effacement du corps. Les tumultes de l’âme, liés à la réalité de la nature humaine et notamment de la condition féminine, me touchent et habitent mon travail : corps déformés, tronqués par le cadre, yeux exorbités, muscles marqués et os saillants…

Souvent je préfère m’éloigner du chevalet pour attaquer des toiles libres, de grands formats, clouées au mur. Ces toiles “désossées” me donnent l’impression de peaux de bêtes tannées. Elles symbolisent pour moi le corps humain qui serait d’après Foucault ” la surface gravée des événements”.

J’y représente sans grande pudeur mais avec une certaine ambiguïté la sexualité et la métamorphose de mes héro(ïne)s isolé(e)s comme si elles (ils) flottaient dans un espace irréel. M’efforçant de débarrasser la toile du superflu et de l’anecdotique.